Projet associatif

Validé par le Conseil d’Administration du 4 mars 2009

Préambule

Notre projet associatif est l’émanation d’un ensemble de valeurs fondées sur des finalités reconnues qui déterminent les priorités et les axes majeurs de l’action à conduire. Il se veut être un élément visible de notre « culture ».

1- Pourquoi un Projet Associatif, aujourd’hui ?

1-1. Un souci constant d’adaptation

  • Une adaptation aux nouvelles problématiques d’insertion

Après trente ans d’existence et différentes phases de développement, A.C.R. a pu diversifier ses activités en maintenant une croissance régulière et relativement forte. Cette évolution s’est plus particulièrement accélérée depuis le milieu des années 90.

Les nouvelles actions mises en place visent à répondre  au mieux aux besoins repérés des publics en difficultés d’insertion sociale et professionnelle.

Face aux nouvelles problématiques d’insertion, ACR a mis en place des pôles d’activités complémentaires qui font la preuve de leur pertinence et de leur utilité.

Toutes ces activités se créent progressivement à partir des besoins des populations que nous rencontrons et de notre capacité à travailler en partenariat avec le territoire concerné.

Le cumul d’expériences de toutes nos actions nous permet de penser que notre savoir faire est important dans les différents domaines de l’insertion.

  • Un engagement dans une démarche d’analyse et de réflexion pour redéfinir des orientations

A l’occasion des trente ans d’ A.C.R., le Conseil d’Administration souhaite engager une démarche d’analyse et de réflexion sur la période écoulée afin de réécrire le projet associatif affirmant l’identité et les engagements d’ A.C.R.

Ce travail permet l’élaboration de notre projet associatif, s’appuyant sur des valeurs pour définir de nouveaux objectifs à court et moyen terme et en déterminer les moyens nécessaires.

Les principes généraux présentés constituent le cadre de référence de notre vie associative. Ils trouvent leur prolongement dans les projets élaborés par les différents services.

1-2. La méthode de travail : une dynamique participative

S’intéresser à la méthode mise en œuvre pour réviser le projet associatif conduit à une réflexion sur les valeurs du conseil d’administration d’A.C.R. Il a été décidé que les séances de travail des administrateurs accueillent le directeur général dont la mission est la mise en œuvre des orientations du conseil d’administration, ainsi que les directeurs et cadres des services. Ces derniers ont la responsabilité de décliner ces orientations en actions tant dans l’organisation de leur service qu’auprès des usagers et partenaires.

Cette démarche traduit une logique démocratique, valeur chère à l’Association.

Pour compléter cette démarche, le projet associatif est présenté aux salariés, discuté avec eux. A la suite de cette rencontre, il est possible d’introduire des éléments complémentaires, cependant la décision quant au texte final appartient aux administrateurs.

2. Philosophie et  politique associative

Pour répondre à la question de la finalité (Pourquoi l’association A.C.R. ?) et définir ses missions, il est essentiel de travailler sur la « culture » et l’identité de l’association. Pour tenter de définir ces facteurs fondamentaux et déterminants, plusieurs thèmes ont été abordés.

2-1. Une association au cœur de la question sociale

  • Une identité sociale clairement énoncée :
    • Une identité façonnée à travers plusieurs domaines d’intervention -l’insertion sociale et professionnelle, la Prévention spécialisée, l’hébergement d’urgence et d’insertion- qui donnent du sens et une expression concrète, visible à l’appellation « agir, combattre, réunir ». En effet, ces champs d’intervention recouvrent depuis plus d’un quart de siècle les préoccupations sociales engendrées par les mutations économiques.
    • L’association A.C.R. est surtout connue et reconnue pour son action en matière d’insertion même si, initialement ce secteur d’activité a été créé pour trouver des solutions d’hébergement pour les jeunes de la prévention spécialisée, rapidement ce pôle est devenu autonome et a ouvert ses portes à d’autres publics et dans d’autres dispositifs.
  • Une association de militants implantés localement
    • L’association, déclarée en Préfecture le 23 Juin 1978 est née de l’initiative de quelques personnes soutenues par l’équipe municipale de la ville de Conflans-Sainte-Honorine élue en 1977 voulant développer une action militante.
    • Un groupe de bénévoles a décidé de proposer aux jeunes conflanais des temps d’échanges et d’activités visant l’accès aux loisirs et à la culture : la première action s’appuyait sur l’animation de la cafétéria de la piscine-patinoire de Conflans-Sainte-Honorine –lieu de rencontre des jeunes.
  • La Prévention spécialisée est liée à l’histoire politique de la ville. Elle fait partie aussi de l’histoire de l’action des membres du Conseil d’administration dans la mesure où il y a des proximités entre des administrateurs et la politique municipale dans les années Rocard. Ainsi, lorsque celui-ci a impulsé les Comités de quartier, les Présidents de ces Comités ont été logiquement nommés au conseil d’administration d’A.C.R. à titre consultatif.
  • La plupart des membres du Conseil d’administration sont des habitants de Conflans ; une partie des membres du CA exercent une activité en dehors du travail social. Les administrateurs se veulent être « des individus mobilisés et réunis autour des problèmes de société (déficit de l’emploi, précarité, pauvreté, marginalisation d’une partie de la jeunesse, etc.) et leurs conséquences au plan local ».
  • Dans ce souci de l’implication dans les dynamiques locales, l’association s’efforce d’intégrer des habitants des territoires dans lesquelles elles implante ses actions.

2-2. Une association dynamique face aux mutations économique et sociale

  • Une association réactive aux évolutions et aux besoins
    • L’association a développé diverses activités de manière à répondre aux nouvelles difficultés apparues avec la crise économique des années quatre-vingt : accroissement du chômage, problème d’insertion professionnelle des jeunes. L’association a eu le souci d’adapter son action et ses activités en fonction des besoins des populations.

Dans les années 1980, l’association a intensifié son action vers les jeunes de 10 à 25 ans  en diversifiant ses activités au-delà du travail de rue avec en particulier :

-  l’animation d’un atelier moto-vélo

-  l’ouverture d’un foyer d’hébergement d’urgence pour les 16-25 ans

-  l’accueil de toxicomanes et de leur famille

-  de chantiers d’insertion éducatifs (réhabilitation de locaux par et pour les jeunes)

Dans les années 1990, l’évolution du contexte socio-économique a amené l’association à élargir ses orientations, notamment vers l’accueil des adultes en situation d’exclusion. Toutes ces actions se sont ensuite développées et structurées pour aboutir :

-  en 1993 :  à l’habilitation du Service de Prévention Spécialisée par le Conseil Général et la Ville, et la mise en œuvre d’une action de Prévention Précoce pour les 10 – 14 ans,

-  en 1994 : au conventionnement du premier chantier d’insertion

-  en 1996 : à l’agrément CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) pour l’accueil de 20 personnes de 18 à 55 ans à Conflans-Sainte-Honorine ; au conventionnement des ateliers d’insertion à Conflans-Sainte-Honorine

-  en 1997 : au conventionnement du premier espace de socialisation à Conflans Sainte Honorine ; au conventionnement d’un chantier d’insertion «  jardins maraîchers de Conflans » ; à la fermeture du service d’accueil pour toxicomanes et du logement passerelles jeunes qui ne pouvaient plus être financés ou gérés efficacement.

-  en 1998 : conventionnement d’un chantier d’insertion bâtiment à Sartrouville pour 12 mois ; agrément CHRS pour 22 places

Dans les années 2000, d’autres actions voient le jour et notamment :

-  en 2000 : conventionnement du chantier d’insertion Fripes et cuisine ; conventionnement du chantier d’insertion SORTIR

-  en 2002 : conventionnement du Dispositif Départemental 115 ; agrément pour 30 places en CHRS

-  en 2004 : conventionnement du chantier d’insertion « Mode en Fils » à  Aubervilliers (93)

-  en 2005 : conventionnement du chantier d’insertion «  Les Jardins de Cergy » à Vauréal (95) ; conventionnement de l’ESCI à Trappes (ateliers d’insertion) ; conventionnement des actions «  suivi hôtel » et « chambres d’hôtel ; reprise des actions logements éclatés – logements passerelles (26 logements), conventionnement de l’EDI de Levallois Perret.

- en 2006 :  conventionnement du G.E.M. de Poissy (Groupe d’Entraide Mutuelle) ; fermeture du chantier d’insertion « Mode en Fils » à Aubervilliers suite à un non reconventionnement (problème FSE)

- en 2007 : conventionnement du service d’accueil et d’orientation (S.A.O.), conventionnement du GEM Conflans.

- en 2008 : conventionnement d’une action de placement en entreprise, développement de l’action hébergement d’urgence en chambres d’hôtel et ouverture d’un accueil de nuit de 23 à 30 places.

développement du service d’accueil et d’orientation : instruction des dossiers DAHO. conventionnement d’une action de formation et d’action d’insertion en direction d’un public jeunes à Chanteloup-les-Vignes.

3. Le sens de « l’engagement » de l’association

L’identification de la culture de l’association passe par celle de ses composantes principales que nous avons réunies ci-dessous.

3-1. Une philosophie et une politique

  • Une volonté associative d’agir dans la société :
    • Une identité associative traduite par l’appellation : Agir, Combattre, Réunir (A.C.R.).
    • Une volonté de transformation des processus en cours, tant en ce qui concerne les personnes, par leur accompagnement, que sur les territoires, par son action sur l’environnement.
  • Le combat pour une justice sociale :
    • L’appellation ci-dessus « Agir, Combattre, Réunir » ne rend compte qu’en partie des intentions politiques de l’association puisqu’il s’agit plus précisément d’ « Agir contre les exclusions, Combattre les inégalités, Réunir les hommes et les moyens ». Cette nouvelle dénomination a remplacé en 2000 l’ancienne qui était « Association Conflans Rencontres » et marque davantage l’identité propre de l’association.
  • Réunir et rassembler les énergies :
    • L’histoire de l’association montre qu’elle a, de tout temps, construit ses actions avec le souci de réunir des acteurs locaux, habitants, élus, professionnels, de rassembler les moyens et les compétences, au service du citoyen « en difficulté » et pour l’amélioration du contexte dans lequel il s’inscrit.

3-2. Agir autour de valeurs partagées

L’association fonde son action sur des valeurs partagées par ses membres : ses administrateurs, ses adhérents, son équipe de cadres et ses salariés.

  • Pour une société plus solidaire
    • L’association s’engage à promouvoir une société plus solidaire et plus humaine. Elle tend à favoriser les échanges afin de rompre l’isolement en créant du lien social dans le respect des droits et des devoirs de chacun.
  • L’exigence d’engagement
    • Elle est le garant de la position de l’association vis-à-vis des personnes qu’elle accueille. Elle permet de pouvoir être force de proposition et d’expertise sociale auprès des institutions dans une démarche de partenariat respectant les positions de chacun dans le respect de la loi 1901 ; c’est-à-dire dans une démarche apolitique (de non-appartenance à aucun parti politique), non confessionnelle et non lucrative..
  • Le respect de toute personne
    • Cette valeur implique le respect des différences et de la dignité de chacun, la tolérance, la reconnaissance de l’autre et de sa capacité à mobiliser ses potentialités.
  • Le respect de la liberté des personnes
    • C’est reconnaître à chacun le droit de choisir son propre parcours de vie, sa façon d’être ; c’est permettre à chacun d’accéder à la citoyenneté et de déterminer sa façon d’être citoyen.

3-3. Poursuivre des buts humanistes

  • Agir pour le développement des potentialités des personnes
    • Parce que l’autonomie est le droit pour tout individu de se déterminer librement, A.C.R. a pour objet essentiel d’accroître cette capacité pour celles et ceux qui, pour des raisons diverses, se trouvent limités dans cette faculté de libre choix.
    • De la Prévention, des Ateliers et Chantiers d’insertion vers la formation et l’accès à l’emploi ou encore en assurant l’hébergement des plus démunis, A.C.R. s’engage à favoriser par ses activités, le développement de l’autonomie des usagers qu’elle accueille.
  • Combattre l’exclusion des personnes
    • Les objectifs de l’Association visent à lutter contre l’exclusion des jeunes et des adultes notamment pour les plus en difficulté et à favoriser leur insertion sociale et professionnelle (Article 1 des statuts) ;
  • Réunir et agir collectivement
    • L’association a pour objectif et pour mission de développer toutes nouvelles actions en adéquation avec ses buts, en relation avec des partenaires qui le souhaitent et qui partagent ses valeurs.

4. Les cadres d’intervention et les missions de l’association

4-1. Le souci d’inscrire son action dans un contexte, sur un territoire

L’analyse des évolutions et du contexte du territoire d’intervention (socio-économique, politique, urbanistique, etc. toutes les dimensions susceptibles d’interférer avec le cadre d’intervention) nous conduit à mettre en avant un certain nombre d’orientations fortes.

  • Une affirmation des liens forts entre la municipalité de Conflans et ACR
    • Une longue histoire a consolidé les liens entre la municipalité et certains administrateurs. Dans les années 80 lorsque Michel Rocard est devenu maire de Conflans, dans un souci de démocratie locale, il a créé des comités de quartier. Des habitants et des membres d’ACR se sont engagés dans cette logique démocratique et ont pris une place importante dans la mise en place de ces comités, leur pérennité et le développement de leur activité au sein des quartiers, notamment à travers la gestion des maisons de quartier.
  • Une attention et une réflexion permanente sur les politiques publiques,
    • Les administrateurs de l’association, mais aussi l’équipe de direction et d’encadrement, comme les professionnels de « terrain » ont le souci d’inscrire leur action dans un ensemble de politiques publiques, nationales, régionales, départementales ou communales
    • Les administrateurs de l’association, mais aussi l’équipe de direction et d’encadrement, comme les professionnels de « terrain » ont le souci de mettre en adéquation leurs valeurs et ces politiques.
  • Le souci du partenariat local,
    • Depuis sa création, A.C.R. s’inscrit dans une logique de travail en partenariat dans une perspective démocratique (travail avec les habitants) et aussi dans une recherche de complémentarité des compétences, de synergie locale.

4-2. Les enjeux actuels dans les champs d’intervention de l’association

  • Un poids de plus en plus évident des collectivités territoriales
    • Le poids des collectivités territoriales s’accroît au fil des décentralisations et des transferts de compétences, que ce soit dans les politiques de Protection de l’enfance, d’insertion ou d’hébergement. L’évolution de ces politiques est de donner à ces collectivités plus d’importance dans la définition des orientations, des moyens, la mise en œuvre et leur gestion. De ce fait, la dépendance des associations vis-à-vis de ces collectivités se précise et s’accentue, et tend à s’inscrire dans une logique de prestation de service que dans une logique de partenariat. L’association A.C.R. est vigilante à trouver un équilibre entre ces deux logiques.
  • Entretenir des liens avec les acteurs locaux
    • L’association A.C.R. ne conçoit pas son action sans, nous l’avons vu, l’idée de réunir et rassembler. Cette idée a été maintes fois confrontée à la réalité et cela encore aujourd’hui. Le travail en partenariat et en réseau constitue une orientation forte des politiques publiques et des différentes actions d’A.C.R. Cela nécessite une volonté permanente de maintenir les liens construits et de développer ceux à construire.

4-3. Les enjeux actuels dans les domaines d’action d’A.C.R.

Pour chacun des secteurs d’activité, il nous a semblé nécessaire de définir quelques enjeux majeurs.

  • LE CHRS
    • Agir contre l’exclusion des personnes.
    • Mener l’évaluation interne, dernière étape des outils de la loi 2002.
    • Favoriser un parcours résidentiel en menant réflexions et diagnostic pour des sorties adaptées des grands exclus (logements, maisons-relais, appartements thérapeutiques).
  • LES HébergementS ExtérieurS
    • Favoriser le partenariat pour répondre au nouvel appel à projet.
    • Evaluer l’évolution des personnes hébergées sur deux années maximum de prise en charge.
    • Envisager la rédaction d’un projet de service.
  • LE SERVICE 115
    • § Répondre à toutes demandes d’hébergement des personnes sans abri qui s’adressent au 115.
    • § Constituer un observatoire de la demande afin de faire évoluer les réponses existantes en qualité et en quantité en développant le partenariat.
  • Le G.E.M. Poissy
    • Soutenir la nouvelle Association dans ses prises de décision.
  • Le G.E.M. Conflans
    • Développer le Service.
    • Préparer les adhérents à mettre en place leur propre Association.
  • la Prévention spécialisée
    • § Agir pour permettre à des jeunes résidant dans des quartiers populaires d’appréhender l’exercice de la liberté de citoyen.
    • § Combattre pour la défense d’un modèle républicain fondé sur la laïcité et l’égalité des chances de ces citoyens.
    • § Réunir nombre d’acteurs impliqués dans la vie de la cité pour permettre aux jeunes accompagnés, aux habitants des différents quartiers de retrouver sous la forme de leurs droits et devoirs le respect aussi bien d’eux mêmes que des autres.
    • § Trois enjeux majeurs internes :

-    Clarifier dans l’organisation associative et de l’entreprise le niveau de décision du service.

-    Formaliser les modalités d’organisation des différentes interventions (accompagnement individuel, actions collectives) en prenant appui sur les orientations éducatives pertinentes et fidèles à la pratique de Prévention Spécialisée.

-    Développer la capacité des professionnels à transmettre l’expertise acquise par le service à partir de leurs expériences des situations, leurs formations.

  • L’insertion par l’activite économique
    • Agir contre l’exclusion des personnes en favorisant un parcours d’insertion sociale et professionnelle par l’activité, en adéquation avec leur potentiel,
    • Proposer aux salariés en insertion un cadre de travail avec des impératifs de production. Plus spécifiquement, l’insertion par l’activité économique permet aussi de redimensionner la partie économique au sein des chantiers d’insertion (conformément aux cahiers des charges) en misant sur une valorisation de la production, en commercialisant des produits, afin de se rapprocher des réalités du marché.
    • Développer la notion de solidarité et rendre acteur ceux qui n’ont pas ou plus les capacités nécessaires à l’occupation d’un emploi.
  • LES ESPACES D’INSERTION
    • Maintenir au niveau des différents sites une offre de formation en adéquation avec les besoins des publics accueillis en tenant compte de la réalité économique, politique et sociale.

5. Les moyens mis en oeuvre

Les formes d’action présentées ci-dessous sont en cohérence avec nos valeurs, les finalités de l’association et nos buts

5-1. Une association engagée

  • Une association qui agit
    • A.C.R. est une association qui affirme que le fait associatif est une des dimensions de l’action citoyenne. A ce titre elle est active sur plusieurs fronts et engagée à plusieurs niveaux, tant auprès des élus locaux que des citoyens dans les instances locales, mais aussi dans les manifestations locales.
  • Une association qui soutient ses services
    • A.C.R. est une association engagée dans la lutte contre les exclusions et la précarité à travers diverses formes d’intervention. Les membres du conseil d’administration soutiennent les services pour agir dans ce sens, dans leurs projets, engagements et difficultés. ACR veillera à une communication entre les différentes composantes de l’association : les personnes (administrateurs, direction, salariés, usagers…),  et entre les différents services.
  • Une association qui rassemble
    • A.C.R. veut être une association qui fédère les énergies locales autour des luttes pour réduire les inégalités. De ce fait, elle est favorable aux initiatives collectives et partenariales qui vont dans ce sens.

5-2. Des services diversifiés qui couvrent la lutte contre les exclusions

Pour chaque service, nous avons souhaité décliner très succinctement : ses missions, son champ d’intervention, ses formes d’actions, les publics concernés, et la ou les caractéristiques principales de l’équipe de salariés. Cela permet de valoriser les éléments transversaux de l’action d’ACR à travers ses différents services.

  • Le C.H.R.S. 

Missions :

  • § Accueil, hébergement, observations, insertion sociale et professionnelle en vue d’orientation adaptée (logement, maisons-relais, lieux de vie, foyers occupationnels…).

Trois modes d’accueil :

  • § Urgence
  • § Stabilisation
  • § Insertion

Public :

  • § Personnes isolées majeures, couples sans enfant.

Ouverture :

  • § 24h/24 sur 365 jours.

Deux axes d’actions :

  • § Une prise en charge du groupe en vue de socialisation (actions collectives, vie quotidienne, Conseil de la Vie Sociale).
  • § Un accompagnement social individualisé en vue de la mise en place d’un projet d’insertion.

Une équipe pluridisciplinaire

  • LES HébergementS ExtérieurS

Missions :

  • § Insertion sociale et professionnelle en vue de relogement.

Modes d’accueil :

  • § Hébergement en appartements situés dans différentes communes nord seine (appartements partagés ou individuels).

Public :

  • § Tout public avec priorité d’accueil pour femmes seules avec enfants victimes de violences.

Modes d’actions :

  • § Accompagnement social individualisé en vue d’insertion par le logement.

Une équipe pluridisciplinaire

  • LE SERVICE 115 ET LE SERVICE ACCUEIL ET ORIENTATION (SAO)

Le Service 115 a vocation de mettre à l’abri les personnes sans hébergement après diagnostic téléphonique dans l’objectif de mobiliser les acteurs pour une solution d’accueil plus pérenne et plus adaptée. Les salariés au cours d’une écoute attentive, identifient la nature des besoins, évaluent l’urgence de la demande et proposent un accueil inconditionnel.

Le 115 fonctionne 24 H sur 24 et 365 jours par an ; il travaille en étroit partenariat avec les structures d’accueil d’urgence du département.

Il propose l’orientation des publics vers un réseau de chambres d’hôtel et assure un accompagnement social des personnes accueillies.

Son action est complétée par le SAO : Service d’Accueil et d’Orientation pour les personnes les plus marginalisées identifiées par le 115 sur le département.

L’équipe accompagne et aide à la régularisation administrative de femmes seules avec enfants.

Ce service a aussi pour mission l’instruction des dossiers DAHO en amont et en aval de la commission DALO.

  • Les  G.E.M. de Poissy et Conflans

Missions :

  • § Accueil de personnes en souffrance psychique afin de lutter contre l’isolement.

Objectif final :

  • § Création d’une association d’adhérents, soutenue par l’association parraine ACR.

Public :

  • § Tout public en souffrance psychique.

Modes d’actions :

  • § Prise en charge du groupe avec un support d’activités et de sorties ludiques et culturelles.

Equipe de travailleurs sociaux.

  • LA PREVENTION SPECIALISEE

Mission :

  • § l’un des moyens mis en œuvre par le Conseil Général dans le cadre de la politique qu’il définit et conduit en faveur de l’enfance et de la famille.

Objectif final :

  • § Conformément aux articles L. 121-2 et L.221-1-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles, prévenir la marginalisation et faciliter l‘insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles dans les zones urbaines sensibles et dans les lieux où se manifestent des risques d’inadaptation sociale.

Public :

  • § en priorité jeunes de 15 à 25 ans en situation de rupture avec le milieu ou qui risquent de s’y trouver, si une action éducative et sociale adapte n’est pas menée précocement.

Principes d’action :

  • Libre adhésion des jeunes,
  • Respect de l’anonymat et de la confidentialité relationnelle instaurée par l’acte éducatif,
  • Accompagnement des jeunes en difficulté en l’absence de mandat administratif et judiciaire,
  • Souplesse de fonctionnement permettant de s’adapter aux besoins du terrain.

Modes d’actions :

  • Présence sociale dans les lieux où se rassemblent les jeunes : rues, squares, cages d’escalier, gares, centres commerciaux, maisons de quartiers, centres sociaux, centres de loisirs, etc.
  • Actions éducatives individuelles,
  • Actions collectives avec les jeunes,
  • Actions collectives centrées sur le milieu dans une dynamique de lien social pour et avec les habitants,
  • Actions partenariales interinstitutionnelles : concertation avec les partenaires, initiation et/ou participation à la construction de réseaux locaux,

Une équipe pluridisciplinaire

  • L’INSERTION

Agir pour l’insertion et la réinsertion des personnes 

LES ESPACES D’INSERTION :

Mission :

  • § Agir pour l’insertion et la réinsertion des personnes

Objectifs :

  • § renouer des liens sociaux
  • § élaborer un projet d’insertion sociale ou professionnelle adapté
  • § permettre d’acquérir des règles de socialisation
  • § développer la notion de solidarité

Public :

  • § jeunes 16/25 ans – bénéficiaires du PLIE – bénéficiaires du RMI et allocataires des minima sociaux

Modes d’action :

  • § ateliers collectifs de production, de création, d’expression et d’information
  • § accompagnement individualisé dans la recherche de solutions
  • § élaboration de projets collectifs

Une équipe pluridisciplinaire

LES CHANTIERS D’INSERTION :

Mission :

  • § Agir pour l’insertion et la réinsertion des personnes

Objectifs :

  • § Faciliter l’insertion sociale et professionnelle par la reprise d’une activité professionnelle

Public :

  • § bénéficiaires du RMI, ayants-droits ou minima sociaux

Modes d’action :

  • § mise en situation de travail
  • § formation aux gestes professionnels et travail sur le retour à l’emploi
  • § approche globale de la problématique d’insertion
  • § accompagnement et suivi individuel des salariés

Une équipe pluridisciplinaire

5-3. La gestion et l’organisation associative :

Nous avons souhaité, dans notre fonction d’administrateurs, éclairer les orientations en matière de gestion et d’organisation, dans les grandes lignes.

  • La politique de management : la recherche d’un équilibre entre une logique militante et les réalités du contexte
    • Depuis sa création l’association se définit comme une association militante contre l’exclusion sociale. Elle défend des valeurs humanistes, un modèle de société où chaque individu doit pouvoir trouver sa place. Elle a développé nombre d’actions dans ce sens et pour cela ACR peut se définir comme une association d’action sociale. Conjointement à ce développement et l’augmentation du nombre de salariés, de champs d’intervention, dans un contexte de rationalisation des coûts, des politiques publiques multiples et complexes à mettre en œuvre et d’une logique de marché, la politique de management des services de l’association s’inspire d’une logique entrepreunariale[2] pour répondre à ce contexte et mettre en œuvre des stratégies et des projets adéquats.
  • La recherche de l’amélioration de l’action et de sa qualité
    • L’association développe un système d’amélioration de la qualité et de l’efficacité du service rendu auprès des usagers de chaque structure. ACR exige que ses services s’engagent à mettre en œuvre des méthodes pour analyser et améliorer ses pratiques au regard des objectifs fixés.
    •  Ainsi, l’association s’engage à une qualité d’intervention professionnelle mise en œuvre par les salariés regroupés en équipes pluri-disciplinaires. Ceux-ci s’engagent sur les objectifs partagés d’accompagnement des parcours d’insertion sociale ou professionnelle des personnes accueillies, dans le respect des valeurs de l’association.
    • L’association met en place des lieux d’échanges et de réflexion entre usagers, salariés, administrateurs et adhérents
  • Politique de gestion des ressources humaines

La formation est un des aspects essentiels de la gestion des ressources humaines, complémentaire des choix de recrutement et d’organisation. Comme ci-dessus, ces éléments sont principalement de la compétence de la direction. Cependant, les administrateurs ont souhaité définir une « philosophie » dans la façon de gérer les ressources humaines et dans ce cadre orienter la « politique » de formation, au moins ses orientations générales :

  • L’association souhaite développer des politiques de gestion des ressources humaines qui permettent de sécuriser des professionnels qui interviennent dans des domaines (prévention, insertion, hébergement, urgence) particulièrement instables et complexes. Dans ce sens l’association réaffirme sa volonté de former les salariés et d’avoir dans ses effectifs des personnels diplômés.
  • ACR cherche à mobiliser et fédérer l’ensemble des acteurs de son association autour des mêmes valeurs et orientations. Pour cela, les administrateurs affirment leur volonté de développer des temps de rencontres avec les salariés que ce soit en interne, ou sur le terrain, dans les services lors de différentes manifestations.

L’élaboration et la rédaction des projets de service mises en œuvre par les directions permettront collectivement* de décliner et d’analyser des modes d’intervention et d’interroger ceux-ci sur leur pertinence en adéquation avec les missions de chaque service (*professionnels, usagers, administrateurs, partenaires).

6. Les axes de développement ou orientations majeures

Dans cette dernière partie nous présentons les axes de développement ou les orientations qui devront guider l’action de l’association et de ses services pour les années à venir.

6-1. Orientation 1 : Affirmer son identité et son indépendance

  • Faire évoluer l’image d’association locale
    • Il faut poursuivre la démarche engagée en 2000 avec le changement d’appellation. Cette ouverture est une nécessité pour l’avenir, mais aussi pour défendre des projets d’intervention hors des limites géographiques de la commune.
  • Maintenir l’idée d’un enracinement conflanais
    • L’association a été créée à l’origine par des élus et des militants de Conflans. Le Conseil d’administration réaffirme sa volonté de voir les Conflanais rester majoritaires au sein de l’association. Cette règle vise à maintenir une identité territoriale de l’association.
    • Le développement de l’association ACR sur des territoires hors des limites géographiques de Conflans, conduit l’association à intégrer en son sein des représentants des communes d’implantation. Cette volonté s’inscrit dans le respect de l’équilibre entre association d’action sociale et gestion entrepreunariale et d’une question éthique : toute implantation s’accompagne d’un soutien et d’une mobilisation d’habitants, quelque soit leur statut.

6-2. Orientation 2 : Maintenir une gestion des services qui concilie identité associative et réalité professionnelle

  • la recherche d’un équilibre entre une association d’action sociale et une gestion d’une entreprise
    • Depuis sa création l’association défend des valeurs humanistes, un modèle de société ; ACR peut se définir comme une association d’action sociale[3]. Cependant, son développement et l’augmentation des effectifs fait d’A.C.R. une entreprise du secteur social qui nécessite une gestion appropriée pour répondre aux enjeux du contexte actuel et mettre en œuvre des stratégies et des projets adéquats.
  • Un partage stratégique des pouvoirs entre administrateurs et direction générale
    • La politique de management des services de l’association qui s’inspire d’une logique entrepreunariale[4], conduit à un renforcement du rôle de la direction générale, pour répondre aux enjeux actuels et mettre en œuvre des stratégies et des projets adéquats en accord avec les administrateurs qui veillent au respect des valeurs associatives.

6-3. Orientation 3 : Poursuivre la politique et les stratégies de développement

  • Développer l’association, ses champs d’interventions, ses domaines de compétence
  • Depuis sa création l’association a développé nombre d’actions en adéquation avec les évolutions des mutations sociales et les besoins des populations. Le contexte d’une société en mutations, les choix politiques et économiques, la multiplication et la diversité des politiques publiques, contraignent les associations qui interviennent dans le champ de l’éducation, de l’insertion, l’hébergement et de l’urgence à se montrer inventives pour trouver des moyens de venir en aide aux personnes en difficulté, pour répondre aux situations nouvelles.
  • Développer des compétences au sein de ses services en adéquation avec le contexte

A.C.R. doit développer une capacité d’expertise éducative et sociale pour construire des diagnostics pertinents sur les situations rencontrées. Elle doit avoir le souci de former, de s’entourer de professionnels compétents pour faire face aux évolutions des problématiques sociales.

  • Développer les partenariats au service des personnes à accompagner

Comme nous l’avons vu, l’association A.C.R. ne conçoit pas son action sans chercher à réunir et rassembler. Le travail en partenariat et en réseau avec les acteurs locaux qui interviennent auprès des mêmes populations constitue une orientation forte des différentes actions d’A.C.R. Cette politique sera à maintenir et à développer dans les services et sites d’interventions

 Annexe

Typologie des associations d’action sociale

de Jean AFCHAIN, 1995

Jean AFCHAIN distingue trois types d’associations[5]

  • § L’association gestionnaire situe son projet au seul niveau organisationnel, c’est une administration. Sa finalité, ses missions et ses objectifs sont fixés de l’extérieur. Elle est une courroie de transmission entre les pouvoirs publics et les usagers. Elle est dans une fonction de prestataire de services. Elle se situe comme gestionnaire d’action sociale et tend à rationaliser son mode de gestion. Son identité est une identité d’intégration et non une identité d’affirmation de ce pourquoi ou contre quoi elle agit. Elle s’inscrit dans une logique d’application de la loi, de la réglementation. Elle ne se positionne pas dans des enjeux de transformation sociale.
  • § L’association entrepreneuriale possède un projet institutionnel et organisationnel au sens où elle tente de défendre une politique et des objectifs. Elle s’engage dans de nouvelles formes d’actions répondant aux évolutions et aux enjeux du moment. Pour cela, elle adopte le modèle de l’entreprise. Son identité s’affirme en terme de marketing, elle sait faire valoir ce qu’elle fait en développant une communication interne et externe. Elle développe des tactiques d’adaptation face à un environnement changeant, n’hésite pas à s’inscrire dans des logiques de concurrence. Elle se positionne comme un agent économique réalisant une activité de service dans le champ social et médico-social. L’association entrepreneuriale se défend d’être sous tutelle ; elle évoque ses rapports avec les pouvoirs publics en terme de partenariat, dans une logique contractuelle par conventionnement ou contrat d’objectifs. En terme d’organisation interne, elle privilégie un organigramme fonctionnel plutôt que hiérarchisé.
  • § L’association d’action sociale développe un projet de transformation sociale. Elle est volontariste dans ses stratégies d’action, se veut autonome dans sa finalité et ses orientations. Elle prétend défendre un certain nombre de valeurs collectives. Elle développe une certaine idée de l’homme et des rapports sociaux, ce qui l’amène à prendre position sur les politiques publiques et en particulier les politiques sociales. L’association d’action sociale affirme son identité et travaille à clarifier qui elle est et qui elle représente. Elle ne confond pas les intérêts des administrateurs, des professionnels et ceux des personnes pour qui elle agit, pas plus que ceux des partenaires extérieurs. En terme d’organisation, elle ne réduit pas les rapports entre administrateurs et professionnels à des rapports employeurs / salariés et travaillent sur la clarification des positions, des différences d’intérêts et d’objectifs. Elle participe à la réflexion collective et organise des lieux de confrontation et de partage sur les questions qui se posent dans son action

Une typologie des organisations –types

dans le social et médico-social[6]

La classification des modes d’organisations des établissements et services du secteur social et médico-social a été réalisée à partir des données de l’enquête conduite par le Crédoc et le Lerfas en 2001′ auprès de 1 000 établissements.

  • § Type 1 : les établissements du type de l’organisation  » stratégique « . Ces structures se caractérise par le fait que leur organisation interne est réglée (régulée ?) par un projet associatif et un ou des projets de services souvent assez précis pour indiquer à chacun la manière dont il doit intervenir. Le fonctionnement de ces établissements ou services repose sur des instances de régulation ce qui donne certes, un aspect assez formel aux relations internes mais assure en même temps une assez large autonomie de décision et d’organisation aux intervenants. Ce  » modèle  » de l’organisation stratégique, représente un peu plus du tiers des structures (34%) et concerne près du tiers également (32%) de l’ensemble des salariés.
  • § Type 2 : l’organisation dite  » tactique  » d’adaptation. Bien qu’ils aient connu un développement conséquent et que l’environnement institutionnel ait joué un rôle sensible à cet égard, selon leurs responsables, ces établissements n’ont pas mis en place une réponse  » stratégique  » sous la forme d’un projet (ou alors quand il existe, ce projet est rarement très précis), ni les instruments d’une régulation permanente qui permettent d’intégrer l’intervention de chacun. C’est dans ce type d’établissements que les différents intervenants sont les moins autonomes et on peut supposer que cela n’est pas sans impact sur le rôle de l’encadrement dans ce type de structures. En tout cas, ce type d’organisation concerne donc 39% des établissements et touche 47% des salariés.
  • § Type 3 : l’organisation dite  » conventionnelle « . Ces établissements n’ont pas perçu de changements très notables dans leur environnement institutionnel (à l’exception de l’évolution des besoins des personnes prises en charge) et sont les moins nombreux à avoir connu un développement significatif. Cette tendance va d’ailleurs se poursuivre puisque ces établissements ont bien moins que les autres des projets pour l’avenir. Ils ont donc toutes les caractéristiques des établissements classiques » de la branche : en ce sens qu’ils sont moins concernés que les autres par les évolutions… Ou à tout le moins ces évolutions n’ont-elles pas été perçues et n’ont donc qu’un faible impact sur la manière que chacun a de travailler. Le cadre de référence commun est celui de la culture professionnelle classique, ce qui permet de comprendre pourquoi ces établissements se passent d’instance(s) de régulation et pourquoi les professionnels jouissent d’une assez grande autonomie. L’organisation-type conventionnelle, représente finalement 27% des établissements et 21% de l’ensemble des salariés touchés par l’enquête

[1] Voir la définition de Jean Afchain en annexe 2

[2] Idem

[3] Voir la définition de Jean Afchain en annexe 2

[4] Voir annexe

[5] Afchain Jean : Les associations d’action sociale. Outils d’analyse et d’intervention, 1ère édition, 1995, 2ème édition, 2001.

[6] Patrick Dubéchot, Pierre Le Quéau (Credoc), François Bigot et Thierry Rivard (Lerfas) : Contrat d’étude prospective de la branche social et médico-social à but non lucratif, Programme financé par la DGEFP, la DGAS, Promofaf, Uniformation, Collection des Rapports du Crédoc, Septembre 2002